Historiquement, l'accès à la nationalité française par décret obéit à un tronc commun exigeant (notamment une durée de résidence de droit commun fixée à cinq ans, couplée à des critères rigoureux d'intégration linguistique — désormais rehaussés au niveau B2 — et d'assimidation civique).
Cependant, le droit français intègre de longue date des dérogations notables pour les profils d'exception. L'article 21-18 du Code civil prévoit ainsi la suppression de la condition de stage (la durée de résidence) pour l'étranger qui a rendu des « services importants à la France » ou dont la naturalisation présente un «intérêt exceptionnel» (notamment à travers un parcours remarquable dans les domaines scientifique, économique, culturel ou sportif).
Dans les discours de certains décideurs politiques et acteurs économiques, l'idée d'accélérer ou de prioriser l'accès à la nationalité (ou aux titres de séjour pérennes) pour ces « talents rares » est présentée comme une nécessité absolue pour dynamiser la compétitivité du pays face à des nations comme le Canada ou les États-Unis.
